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On se demande comment le nom de Séverine, née Caroline Rémy à l’état civil en 1855, n’est pas passé à la postérité. Pourquoi cette femme admirable n’est connue que des historiens, journalistes ou des biographes de Jules Vallès ?

Née au sein d’une famille bourgeoise, sa rencontre à Bruxelles avec l’écrivain et communard Jules Vallès bouleversera son existence pour toujours. Déjà âgé et malade, celui-ci deviendra, comme elle l’écrit: « un père puis un enfant. » Un mentor paternel qui donnera un sens à sa volonté d’écrire et d’exprimer ses idées sociales « avec les pauvres toujours, malgré leurs erreurs, malgré leurs fautes, malgré leurs crimes. » Un homme fort à l’intelligence intacte, mais rongé par la maladie, ne pesant plus que quelques dizaines de kilos et dont Séverine s’occupera dans les derniers mois de sa vie.

Avec Jules Vallès, et l’aide financière de son époux Adrien, Séverine relancera Le Cri du Peuple. 

Ce livre est un recueil d’articles inédits, accompagné de courtes introductions qui remettent dans le contexte de l’époque, parmi les plus de 6000 écrits par Séverine et parus dans Le Cri du Peuple, Le Figaro, Le Gaulois, Gil Blas, l’Humanité, l’Écho de Paris, La Fronde… Elle nous parle de ses combats contre le capital et la bourgeoisie bien sûr, mais aussi de Sarah Bernhardt, Émile Zola, Victor Hugo, du droit à l’avortement, de son féminisme, ou encore de Louise Michel. Dans un style lyrique et toujours avec passion, Séverine est définitivement une plume journalistique et un destin dont on doit rappeler l’importance (...).

Un journal qu’elle dirigera encore quelque temps après la mort de l’écrivain, devenant la première femme à diriger un quotidien national.

À l’écriture ou à la composition du journal, Séverine embrasse le journalisme comme une profession de foi. Devenant précurseuse dans la manière de reporter les faits, elle n’attend pas les communications officielles, elle se rend sur place. Lors de l’incendie de l’Opéra-Comique en 1887, qui fit des centaines de victimes, c’est avec les pompiers qu’elle relaie l’information en direct des ruines encore fumantes. Bercée des idées d’union de la famille sociale (déjà!), elle claquera la porte du journal lassée des différentes chapelles de gauche se tirant dans les pattes plutôt que de chercher une concorde dans l’intérêt du peuple (décidément !). Celle qui fut l’une des journalistes les plus célèbres de la fin du XIXe et du début de XXe siècles promena donc sa plume « de droite comme de gauche » dans différents journaux.

Séverine

Préface de Paul Couturiau, biographe de Séverine

Postface de Laurence Ducousso-Lacaze et Sophie Muscianese, co-présidentes des Ami.es de Séverine

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Séverine fut l'une des premières journalistes de France à vivre de sa plume. 

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